La pop française a les yeux dans le rétroviseur et comme une envie de s'amuser. Après Granville, qui lorgnait du côté des yéyés, les Bordelais de Pendentif ont posé leurs valises dans les eighties. Un son clin d'œil, mais des références pas trop appuyées sur ce premier album, Mafia douce, qui trouve le juste équilibre entre une certaine candeur et un song-writing efficace. Sans prétention, Pendentif décline sa pop enjouée, avec pour points d'appui les singles déjà repérés depuis quelques temps (Embrasse-moi, Jerricane), mais aussi d'autres beaux moments, à l'image du dernier titre, La nuit dernière. Percutant et rafraichissant !
mercredi 7 août 2013
Un zeste de pop ?
La pop française a les yeux dans le rétroviseur et comme une envie de s'amuser. Après Granville, qui lorgnait du côté des yéyés, les Bordelais de Pendentif ont posé leurs valises dans les eighties. Un son clin d'œil, mais des références pas trop appuyées sur ce premier album, Mafia douce, qui trouve le juste équilibre entre une certaine candeur et un song-writing efficace. Sans prétention, Pendentif décline sa pop enjouée, avec pour points d'appui les singles déjà repérés depuis quelques temps (Embrasse-moi, Jerricane), mais aussi d'autres beaux moments, à l'image du dernier titre, La nuit dernière. Percutant et rafraichissant !
mardi 6 août 2013
Jurassic grunge
Tout ado qui se respecte, même en 2013, devrait au moins avoir écouté un jour Dinosaur Jr. Pour la tronche de son chanteur et guitariste, Jay Mascis, branleur talentueux comme seuls le rock et la BD peuvent en produire. Il pourrait sortir tout droit aussi d'une planche de Crumb. Mais il faut écouter Dino pour sa musique, bien sûr, et ça tombe bien car on fête les vingt ans de Where you been, le meilleur album de ce groupe vaguement culte, mais au final largement sous-estimé. Les dessins débiles (de l'art brut ?) de Jay Mascis, qui ornent souvent les pochettes d'album du groupe, ne doivent pas masquer un sérieux talent de songwriting et une tonalité folk/grunge assez unique. Le chant lancinant de Mascis porte cet album magnifique au travers d'une belle diversité d'émotions. Et ce qui semblait parti pour ne ressembler à rien finit par avoir une petite tête de chef d'œuvre. A (re)découvrir.
lundi 29 juillet 2013
Buenos Aires caliente !
Difficile, depuis quelques semaines, de passer à côté de La Yegros, cette chanteuse argentine dont le premier album Viene de Mi, est sorti en juin dernier. Un single éponyme et pétillant trotte depuis des mois, sur Nova notamment, et contribue grandement à la réputation de la demoiselle. Etiquetée chanteuse de cumbia, La Yegros est en fait plus que cela. Son projet s'inscrit dans une mouvance musicale qui met le feu à Buenos Aires depuis quelques temps, sous l'impulsion de l'excellent label ZZK : une relecture de vieux genres musicaux (cumbia, chamamé…) dopés à l'electro. Un peu comme Gotan Project avec le tango, mais en beaucoup plus joyeux et vitaminé ! Plusieurs compils, dont Future sounds of Buenos Aires, se sont déjà faites le témoin de cette scène très active et festive. On y retrouve, aux côtés de l'inspirateur King Coya, des groupes ou artistes tels que Tremor ou Fauna. De quoi renouveler notre regard sur la musique sud-américaine, souvent réduite à des clichés ici vite balayés…
jeudi 25 juillet 2013
Secret story
Secret, mais pas confidentiel. En 1992, Donna Tartt signait The Secret History (Le Maître des illusions en VF), un bouquin puissant et atypique, qu'elle avait mis huit ans à écrire et qui s'est quand même écoulé à quelque 5 millions d'exemplaires dans le monde. Condisciple de Bret Easton Ellis, à qui The Secret History était dédié, elle s'avère, à presque cinquante ans, aussi talentueuse que… peu prolifique. La sortie annoncée d'un troisième roman cet automne, The Goldfinch, fait donc figure d'événement. A suivre avec attention…
mardi 16 juillet 2013
A mazzy star is (re)born !
Bon, ok, ça n'a jamais été le duo le plus sympathique du monde. Je me souviens même d'un concert au Divan du monde écourté parce qu'un spectateur aviné avait osé siffler la belle Hope Sandoval, qui avait détalé sur le champ. Pas les potes rêvés pour rigoler, mais un putain de bon groupe, avec sa pop lancinante et psychédélique, une grâce électrique qui les élevait un cran au-dessus de la (pourtant rude) concurrence des 90s. On a suivi avec beaucoup d'intérêt la carrière solo de Hope Sandoval (la dernière fois, elle chantait dans le noir au Café de la danse, mais c'était magnifique), alors voir le duo se reformer pour un nouveau disque dix-sept ans après, c'est une vraie bonne nouvelle. A l'écoute du single California, on peut se montrer confiant. A suivre vite !…
http://www.spin.com/articles/mazzy-star-california-stream-seasons-of-your-day
vendredi 5 juillet 2013
Virées électroniques
Attendu depuis des lustres par les fans, beaucoup plus nombreux d'ailleurs qu'on ne l'imagine, le duo culte écossais de Boards of Canada a fini par livrer en juin dernier Tomorrow's harvest, un album somptueux qui ne crée pas la surprise, mais prolonge des pistes déjà explorées tout en ouvrant la fenêtre vers d'autres horizons. On imagine bien qu'il y a quelques grincheux pour arguer qu'en 2013, Boards of Canada ne sonne pas très différemment qu'en 2005, date de leur dernier album. Pas faux, mais peut-être juste qu'on s'en fout au final. L'electronica du duo reste un modèle de concision et sa force onirique ahurissante est demeurée intacte. Le reste est assez accessoire, les mots semblant d'ailleurs bien faibles face à l'imaginaire stimulé par cette musique…
lundi 24 juin 2013
Pur et dur
L'une des petites claques musicales du moment, c'est sans doute Fields of Reeds, troisième album des Anglais de These New Puritans, un quatuor atypique depuis ses débuts (2008), qui, bizarrement, largue les amarres en opérant un net ralentissement du tempo de sa musique. L'audace du groupe transpirait déjà par tous les pores de Hidden, leur précédent disque. Rythmique martiale, mélange inclassable d'electro et d'orchestration pompeuse qui partait dans toutes les directions. Impressionnant, souvent brillant, mais parfois indigeste. Cette fois, These New Puritans se mue en formation quasi-classique, avec orchestrations et instruments à vents. Mais le mouvement est bien plus radical que cela : des titres qui explosent les formats conventionnels de la pop song, une sensation d'étirement qui lorgne plutôt vers le post-rock et fait songer au génial traitement que Mark Hollis avait infligé à son groupe Talk Talk, avec l'album Spirit of Eden. On s'aventure clairement vers des territoires incertains, avec pour l'auditeur une belle sensation de se laisser emporter vers des zones inconnues. Si Fields of Reeds n'échappe pas du coup à quelques longueurs, des morceaux aussi beaux que Dream, Fragment two ou encore l'hypnotique Organ eternal, emportent largement l'adhésion. La semaine dernière, de passage au Café de la Danse, le groupe a prouvé que cet exercice ambitieux passait bien le cap de la scène, tout en revisitant magistralement son répertoire passé. Une audace pleine de promesses pour la suite.
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