mardi 9 octobre 2012
Home (not) sweet home
Beaucoup a été dit et écrit dans cette rentrée littéraire sur le dixième roman de Toni Morrison, Home. Moi qui d'elle n'avais lu (et beaucoup apprécié) que Beloved, je dois m'avouer assez bluffé par la concision de ce nouveau texte. 150 page à peine mais tout y est : le poids de la ségrégation sociale et raciale, l'expérience forcément destructrice de la guerre (ici celle de Corée), la violence de la cellule familiale et l'intensité cependant des liens de sang. Et le poids terrible du passé, de l'enfance et de ses souvenirs ténébreux que rien n'a pu effacer. C'est un peu Faulkner rewrité par Modiano. Ok, l'image est bizarre, mais le bouquin, lui, est splendide.
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