lundi 16 janvier 2012

Jetable


Dernière lecture en date, ce petit bouquin d'Aude Walker publié par les Editions du Moteur, Un homme jetable. Texte trash et surtout engagé, qui raconte les tribulations d'un jeune branleur un peu désoeuvré, qui, faute d'emploi et d'argent, se retrouve intérimaire dans le nucléaire. Inconséquent, bravant le danger, le recherchant même, il va finir par se cogner la réalité de ces travailleurs de l'ombre en pleine face. Précarité, conditions de travail extrêmes, respect de la sécurité aléatoire…, le lecteur aussi en prend pour son grade. Mais en ces temps post-Fukushuma, c'est loin d'être inutile.

mardi 10 janvier 2012

Gore



Vous vous rendez pas compte. Trente ans que certains attendaient ça… Les retrouvailles discographiques entre deux des fondateurs de Depeche Mode, ça donne VCMG. VC pour Vince Clarke, parti après le premier album des anglais pour fonder, avec plus ou moins de bonheur, Yazoo puis Erasure. MG pour Martin L. Gore, bien sûr, le blondinet et assez génial cerveau de Depeche Mode, toujours en activité après quelques décennies disons vertigineuses. La rencontre se solde par un album, SSSS, annoncé en mars chez Mute/Naïve et précédé de quelques EP, comme ce Spock, qui donne le ton d'une techno minimaliste.

mardi 3 janvier 2012

Après le crash…


Au fait, qu'est devenu James Spader ? L'acteur, qui interprétait le personnage principal du film Crash, de Cronenberg et avait décroché le prix d'interprétation masculine à Cannes pour Sexe, mensonges et vidéos, s'est fait plutôt rare ces dernières années. Franchement dommage. On devrait le revoir dans le biopic que Spielberg consacre à Lincoln. En revisionnant les images de Crash, quinze ans déjà, où il dégage un charisme sans esbrouffe, presque en creux, on se dit que Spader est peut-être passé à côté d'une plus grande carrière. Crash, en tout cas, n'a pas pris une ride, sexy, malsain et à la hauteur du livre de JG Ballard. La perversité, ça conserve.

vendredi 23 décembre 2011

La mort leur va si bien


En attendant la reformation, annoncée depuis quelques mois, du duo Dead Can Dance, après quand même quelque treize ans d'absence, un petit retour dans les années 80 avec un extrait de This Mortal Coil, ce super-groupe monté par le fondateur du label 4AD, où la voix de Lisa Gerrard filait déjà des frissons. Comme disait Bernard Lenoir quelques années après, "On n'a pas fait mieux depuis". C'est peut-être toujours d'actualité.

mardi 20 décembre 2011

Glass et ses petits glaçons


Parfois, entre une bouteille de blanc et la suivante, il arrive qu'on parle de Philip Glass dans les dîners. Mais oui. Comment c'est beau, comment c'est simple et profond à la fois.  On se demandait justement l'autre soir si au fond la musique de Glass était triste ou pas. Pas si facile de répondre à ça, hein ? (surtout arrivés à la cinquième bouteille)… Non, pas vraiment, a émis Céd, c'est peut-être juste une musique qu'il ne faut pas que tu écoutes quand tu es déprimé. Mais bourrés, en revanche, c'est toujours aussi bien.

jeudi 15 décembre 2011

Sinéad


C'était il y a deux ou trois ans. Je me trouvais à Cork, dans le sud de l'Irlande, à l'occasion d'une sorte de convention qu'organisait une célèbre marque de whiskey irlandais. Nous dormions dans un immense et luxueux manoir perdu dans la nature, à proximité quand même d'une vieille distillerie où se déroulaient le soir-même les festivités, notamment un concert privé de Sinéad O'Connor.
Un peu par hasard, en me rendant le matin à l'accueil de l'hôtel, je me suis retrouvé face à elle, petite silhouette très discrète assise seule sur un banc, habillée de façon quelconque, le cheveu court mais grisonnant, un air très gentil mais un peu tristoune aussi. Je n'ai pas trouvé quoi lui dire sinon un Hello de circonstance, teinté de mon accent frenchie, auquel elle a répondu de même, avec un sourire presque timide. C'était une vision bizarre, tellement loin de ce si spectaculaire visage du clip de Nothing compares 2 you. Impression à peine atténuée le soir -même, car si Sinéad avait retrouvé de sa superbe (et puis surtout sa voix), il y avait un petit côté gênant à la voir ainsi, chantant face à un parterre de cadres plus ou moins avinés et plus ou moins attentifs.
C'est pourquoi je vous ai choisi Sinéad avec des cheveux et des ralentis dans les mouvements de tête. Il faut bien ça pour reprendre Chiquitita

mercredi 14 décembre 2011

Montage

Un ami m'a récemment dit que j'étais le seul type en France à écouter Montage. Evidemment, c'est pas vrai, on doit bien être une quinzaine. Mais au fait, c'est quoi Montage ? Un groupe, un album unique et éponyme, le tout sorti en 1969, sur les cendres du groupe de pop psychédélique The Left Banke, bien connu des amateurs de la période. Le leader de ce projet éphémère s'appelait Mike Brown et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il savait un peu écrire des chansons. Le disque est un des plus albums les plus mélodiques que je connaisse, on songe un peu à Love, par exemple. Et les arrangements sont juste sublimes. Tiens, jetez une oreille sur cet instrumental : http://www.youtube.com/watch?v=0AqLV7nt4DY&feature=related
Le groupe a vite disparu. En fait, en 1969, Montage faisait déjà figure d'anachronisme. Le Summer of Love était loin derrière, c'était plutôt l'heure des Led Zep, Deep Purple et autres Black Sabbath. Bon, chacun son époque.